Jean Bédard
Titre de la conférence : Repenser les enjeux de notre temps
Le conférencier
Auteur de « Maître Eckart » et « Le pouvoir ou la vie », philosophe et intervenant social, Jean Bédard fait réfléchir sur les enjeux de notre société : l'exercice du pouvoir, l'éthique, la civilisation verte, l'éducation, l'exclusion.
Essayiste et romancier, Jean Bédard est philosophe de par sa première formation et devient, par la suite, un travailleur social reconnu au Québec. Depuis ses succès de jeunesse en poésie, il n'a jamais cessé d'étudier et d'écrire dans l'espoir de satisfaire un intense besoin de comprendre. |
 |
Jean Bédard, docteur en philosophie, spécialisé en éthique des relations humaines |
|
Jean Bédard s'intéresse aux femmes et aux hommes qui ont marqué l'histoire, qui vivent pleinement leur expérience spirituelle, qui sont à la fois des personnes d'intelligence et de lucidité en plus d'être des personnes engagées intérieurement et politiquement.
Il a publié une trilogie sur des philosophes qui répondent à ces critères. Maître Eckhart, Nicolas de Cues, et Comenius (Jan Amos Komensky) sont parmi ceux-là. Les thèmes abordés : la croissance spirituelle, l'éthique, l'expérience poétique, l'intelligence de la nature, la signification de la science, la détresse sociale, le rapport de la mémoire et de l'esprit, l'histoire de la pensée, la logique des contradictoires, etc.
Ses romans historiques et philosophiques ont reçu un accueil unanime de la part de la critique littéraire et des spécialistes de la question.
En parallèle à son travail de création, Jean Bédard est professeur associé à l’Université du Québec à Rimouski. Il enseigne aussi l’éthique des relations humaines et des situations sociales extrêmes au Québec, en France et en Suisse.
Dans l'Encyclopédie du Canada (éditions Stanké, 2000), on peut lire à «Bédard Jean» : «Philosophe et intervenant social, Jean Bédard est apparu comme un bolide dans le monde des Lettres. [...] Cette démarche est à l'origine d'un livre, Maître Eckhart, roman qui parut avec la chaude recommandation de Ilya Prigogine, Prix Nobel, et connut un succès immédiat. [...] Jean Bédard est un homme d'un esprit ample et profond à la fois...»
Références :
« Ce conférencier, d'une érudition manifeste et d'une modestie très pédagogique, allie une finesse clinique et un humour subtil qui permettent à la pensée de se construire sur des sujets très brûlants. »
Catherine Guitton, Centre Espace Famille 92, 2006, France |
« Monsieur Bédard a su dans sa conférence maintenir et perpétuer cette haute exigence intellectuelle… Par les témoignages recueillis, et pour nombre de ses auditeurs, il s'est agi là de la plus inspirante des conférences à laquelle ils eurent la chance d'assister depuis deux ans. »
Nicolae Popescu, Collège Jean-de-Brébeuf, 8 octobre 2008, Montréal |
« … tu as la capacité de mettre à la portée de chacun tes larges connaissances et expériences à travers des schémas et des exemples. Évidemment, ton engagement, ton sens social et ta passion… ne laissent pas ton auditoire indifférent. »
Christiane Besson, Centre Améthyste, 30 janvier 2009, Suisse |
« … ce fut un cadeau de vous entendre. Le sujet fut admirablement bien présenté, avec profondeur. Votre talent d’orateur, vos références personnelles, ainsi que la simplicité avec laquelle vous nous avez livré le tout, nous a également touchés. »
Martine Cailler et Mgr André Tardif, paroisse St-Patrice, septembre 2008, Magog |
|
|
|
Quelques thèmes de conférences
et de formations
La civilisation verte : L’avenir ne peut être qu’écologique. Cependant l’écologie demande un changement de mentalité, d’attitude, de vision du monde. Comment ce changement peut-il se réaliser? Comment participer à ce changement?
Comprendre le fonctionnement du pouvoir pour reprendre positivement le pouvoir : Le pouvoir, c’est-à-dire la capacité d’influencer et d’être influencé, est une dimension présente dans toutes les relations humaines. Le pouvoir n’est ni positif, ni négatif. Dès qu’il devient une tentative de domination ou de soumission, il mène inévitablement au malheur. On doit donc chercher à comprendre le pouvoir pour qu’il n’empoisonne pas notre vie. |
|
La fin des empires : De l’ère de la fabrication du bronze à la découverte de l’énergie atomique, on ne voit que la montée d’une obsession : dominer. La tendance à la domination est une « maladie » de civilisation. Il faut apprendre à s’affranchir des relations de domination pour expérimenter de nouvelles relations de collaboration entre humains et avec la nature.
Le pouvoir dans un monde en ruine : Le pouvoir tel qu’il s’exerce depuis l’invention du métal mène à la destruction. Tant que les techniques restaient rudimentaires, les désastres demeuraient régionaux. Aujourd’hui les désastres sont planétaires. Comment comprendre ce type de pouvoir? Comment s’en affranchir?
Le paradoxe du pouvoir : Il semble que le pouvoir ne peut se prendre qu’à petites doses, réparties entre un grand nombre. Sinon, il devient hautement toxique. Ce constat a amené la démocratie. Mais les démocraties sont actuellement en grave péril parce que le pouvoir y est de plus en plus concentré. Comment résister à cette concentration?
Le harcèlement psychologique comme tentative de domination : Le harcèlement psychologique constitue un ensemble de moyens en vue d’une domination d’autrui ou de sa soumission (utilisation d’autrui pour un objectif qu’il ne souhaite pas). C’est ainsi qu’on peut discerner le harcèlement psychologique à travers les sautes d’humeur et les paroles regrettables qui sont le fait de la condition humaine (personne n’est parfait).
La conscience et l’art : Dans tout le parcours de l’histoire humaine, l’art a été l’indispensable miroir permettant à la conscience de juger son époque et de se reprendre sur des bases nouvelles. Mais il est aussi arrivé que l’art serve à entretenir le sommeil. À quelles conditions l’art peut-il jouer son rôle?
L’éthique du pouvoir économique : La concentration du pouvoir économique est sans doute une des grandes causes du désastre écologique que nous vivons actuellement. Elle se développe et prend des proportions énormes parce que beaucoup d’entre nous abandonnons nos pouvoirs. Tous ces pouvoirs délaissés, gros ou petits, sont pris par d’autres qui les veulent, les concentrent et s’en servent. Nous devons reprendre la responsabilité de nos pouvoirs.
L’exclusion et la grande pauvreté : L’exclusion et la grande pauvreté sont des symptômes. Cela signifie que la valeur des personnes sur le marché du travail est en train d’effacer la valeur d’être des personnes, leur dignité. Cela augmente le niveau d’angoisse de toute la société et favorise l’épuisement professionnel et le suicide. Comment retrouver la sécurité sociale nécessaire à l’épanouissement de chacun?
Pour une philosophie du désir : Pourquoi le fait de répondre rapidement et efficacement à tous nos désirs mène-t-il au désastre ? Donnez à un petit enfant innocent tous les moyens de ses désirs et il fera son malheur et celui des autres. Faites de même pour un adulte bien intentionné et bientôt, il fera lui aussi son malheur et celui des autres. Qu’est-ce qu’il y a à comprendre dans le désir que nous ne comprenons pas ?
L’éducation à l’humanité : Les réformes scolaires successives ont connu des échecs sur deux fronts : les compétences de base et les compétences humanistes. Qui peut être motivé à apprendre un métier ou une profession s’il ne saisit pas le sens de l’histoire humaine? Comment redonner le goût de la culture aux jeunes, aux enseignants, à la société en général?
L’éducation à la citoyenneté : Nous sommes à un moment de notre existence planétaire où nous devons réaliser un changement radical de mentalité et de comportement. Seule la société civile peut changer les choses. Comment préparer nos jeunes à s’engager dans une société civile décidée à défendre les valeurs de la collaboration et de l’écologie?
Survivre, choisir de vivre, enseigner le goût de vivre : Les enseignants du Québec ont un grand défi devant eux : survivre dans des conditions qui favorisent l’épuisement professionnel, décider de vivre pleinement et de prendre collectivement le leadership de l’éducation plutôt que de se faire imposer des réformes qui n’en sont pas vraiment. Nous réfléchirons ensemble afin d’ouvrir un chantier de travail sur la réussite scolaire.
Éthique et culture religieuse : Les écoles du Québec vont enseigner un programme d’éthique et de culture religieuse. Comment fonder cette réflexion sur la signification, sur la tolérance et sur les limites nécessaire à cette tolérance ? Comment arriver à de tels objectifs souhaitables, mais difficiles ?
La violence familiale : Dans toute famille, il y a des irruptions de colère, des moments de crise, des paroles et des actes plus ou moins agressifs. Dans une famille violente, la violence est structurée et organisée pour maintenir des rapports de domination. Personne ne peut s’épanouir dans un tel contexte. Comment changer cette dynamique?
|
Ses écrits
- La relation d'entraide. Boucherville: De Mortagne, 1986
- L'âme déliée. Montréal: Stanké, 1989
- L'Oeil de Tchicohès. Rimouski: ÉDITEQ, 1991
- Maître Eckhart. Paris: Stock, 1998
- La Valse des immortels. Montréal: Hexagone, 1999
- Familles en détresse sociale, Repères d'action. Québec: Anne Sigier, 2001
- Nicolas de Cues. Montréal: Hexagone, 2001
- Comenius, l'art sacré de l'éducation. Paris: Jean-Claude Lattès, 2003
- La femmes aux trois déserts. Montréal: Hexagone, 2005
- Comenius, ou combattre la pauvreté par l'éducation de tous. Montréal, Liber,
2005
- Le pouvoir ou la vie, Repenser les enjeux de notre temps. Montréal, Fides,
2008
|
|